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L'origine de Contres

Ce nom indiquait-il, comme celui de plusieurs communes environnantes, soit sa situation, soit les principaux produits de son sol? Ce nom est-il celtique? Ou désigne t-il une forme d'opposition comme le prétendait Éloi JOHANNEAU qui lui attribuait plutôt une origine latine: Contra qui veut dire contre quelque chose, opposé à quelque chose.

Or, notre commune, qui n'était peut-être autrefois qu'un poste militaire, était placée sur la frontière du pays des Carnutes, opposée à celle du Pays des Bituriges, on a pu effectivement nommer ce poste par la désignation de sa destination qui était celle d'être opposé à ou contre les Biturges.

On conçoit qu'il ne peut y avoir à cet égard qu'une probabilité, une supposition. Mais ce qui viendrait à l'appui de cette hypothèque, c'est qu'il y a en France plusieurs communes qui portent également le nom de Contres et l'on pourrait penser qu'elles étaient originairement (comme celle dont nous parlons) des postes militaires, sur les frontières de quelques provinces gauloises, divisées d'avec leurs voisines par d'autres dominations et d'autres intérêts.

(Etude du canton de Contres par le baron René de Fougères).

Nous restons à l'évidence dans le domaine des suppositions, quant à l'origine du nom "Contres". Et quand bien même un acte de 1275, conservé aux archives départementales de Blois, mentionne la vente aux religieux de Bourg Moyen à Blois d'une vigne située à Cour Cheverny (les suppligères), appartenant à Guillaume de Contres (probablement un seigneur), cela ne nous aidera en aucune manière à comprendre l'origine du nom de notre commune... à moins que celui ci veuille tout simplement dire "contrée" pour dénommer ainsi un espace agricole proche d'une ville (Blois en l'occurance).

La question peut être posée.

Les hommes célèbres de Contres


Adolphe Javalet  (1823-1900)

Monsieur Adolphe Javalet s'est marié en Russie, où il a séjourné plusieurs années, en qualité de premier armurier du tsar Nicolas II. Survint la guerre de Crimée (1859), Monsieur Javalet se refusant à confectionner des armes contre son pays, céda sa fabrique, réalisée un an auparavant et revint à Contres (Château de Bellevue) avec sa femme et son beau père. Adolphe Javalet fut neuf fois Maire de Contres et fit don à la commune d'une fontaine, qui aujourd'hui porte son nom.


Abel Poulin (1847 - 1901)

Abel Poulin était un artiste, décorateur et sculpteur selectionné pour son savoir faire afin de participer à la décoration du point Alexandre III à Paris, notamment des statues, des candélabres et autres surcharges foissonnantes.


Albert Chartier

Cet authentique Controis a obtenu ses lettres de noblesse en tant que sculpteur de la statue du maréchal Maunoury à Mer. Elève de Coutant, aux beaux arts de paris, Albert Chartier, avec l'appui d'Hubert Fillay, mais surtout pour s'être fait remarquer en différentes occasions au niveau national, s'est vu confier la réalisation de cette statue.


Claude Petit de la Florentinière (1741 - 1833)

Claude Petit était le fils de Dame BERTHÉ et de Cl. Petit, notaire royal à Chitenay et procureur de la barronie de Cormeray. Après l'inhumation de son grand-oncle François Joubert, curé de la paroisse, il devint le 24 octobre 1766, curé de Contres.


L'abbé Grégoire (1750 - 1831)

L'abbé Grégoire, personnage controversé, pour lequel deux théories diamétralement opposées se confrontent, tant sur son élection, son rôle d'éveque, sur sa présence effective en Loir et Cher, que sur ses actions menés en faveur des prêtres dissidents. Mais l'une comme l'autre reconnaissent dans l'évêque-citoyen, une carrure incontestable d'homme d'Etat. Là est justement la question, était il d'avantage homme d'état qu'homme d'église?


Eloi Johanneau (1770 - 1851)

Parmis tous les personnages célébres natifs de la commune ou ayant séjourné sur celle ci, Eloi Johanneau restera sans conteste la figure la plus emblématique du paysage controis. Éloi Johanneau est un philologue, antiquaire et hommes de lettres français. Il est successivement professeur au collège de Blois, fondateur et démonstrateur du Jardin des plantes de Blois et commissaire pour la composition de la bibliothèque du district. En 1804, Johanneau devient l'un des principaux fondateurs de l'Académie celtique, qui prend par la suite le nom de Société des antiquaires de France et dont il publie les Mémoires. De 1806 à 1807, il parcourt la France dans le but d'étudier les antiquités nationales, les monuments, les traditions et les origines du druidisme. Il est nommé censeur impérial de la librairie en 1811, censeur royal honoraire en 1814, et conservateur des monuments d'art des résidences royales en 1830.

 

Crédits photos Monsieur Leddet Jean-Luc